C'est pourtant une position synonyme de bien être: sur le sable, dans l'herbe, devant la télé ou dans son lit bien chaud...
La visite du 7eme mois m'impose cette posture qui d'un coup me semble bien moins sympathique:
-plus d'ordi ( et oui, mon Pc n'est pas portable, et là je tape avec patience sur mon iPad, pas top),
-Plus de magasin: pour les courses alimentaires, ça m'embête un peu mais je m'en remettrai. Reste à relativiser. En 7 ans de vie commune, Mister P a rarement su me ramener exactement le produit
demandé: les cotons maxi-ovales tout doux deviennent des mini disques discount, les gâteaux aux pépites de chocolat sont remplacés par le goût muesli-abricot... Mais là-dessus je ne désespère
pas, je vais imprimer une liste avec des photos je pense. Et puis ça me fera un peu de dépaysement, tous ces objets nouveaux!
Pour préparer l'arrivée de bébé, l'immobilité m'ennuie un peu plus. Je rêve de virée Ikéa, de boutiques remplies de toutes petites robes, touts petits pyjamas...
Petite L a elle aussi bien besoin de refaire sa garde-robe. Elle a pris une taille, les beaux jours arrivent... Oui je sais internet est là. Mais parfois ça ne remplace pas. Moi, je tâte,
j'observe, je mesure...
-Adieu rangement et bye bye ménage. Je pense que beaucoup d'entre vous ne serez pas émue de ma doléance. Mais après quelques jours, j'en ai déjà marre de tout demander à Mister P et de
contempler le sol jonché de feutres, figurines, mouchoirs, compotes, pâte à modeler, livres, chaussures... Bref, le repos dans le chaos, je n'y arrive pas.
- Je suis une autre personne. Mes relations avec Petite L et Mister P sont modifiées, je ne trouve plus ma place.
Avec Petite L, je me traine du canapé au sol telle une grosse limace. On joue un peu au puzzle, on colorie...là ça va. Mais pour le reste, je ne peux plus assurer. Elle est en pleine étape
cruciale de la propreté. Difficile pour moi de l'aider à accéder au pot en moins de 3 secondes (car c'est souvent le temps dont elle est capable de se retenir entre le moment où elle dit son
envie et où le pipi arrive...). Par contre, pour faire des âneries (pour parler poliment), là elle est rapide. Et moi je me déplace comme une nouille en faisant gaffe que bébé n'appuie pas, ce
qui donne des positions sublimes et dont la vitesse de déplacement reste à discuter.
Avec Mister P, le problème a débuté il y a déjà quelques semaines, alors qu'on m'a demandé un repos maximum. Ce problème est liée à deux choses: d'un côté à ma culpabilité (tiens, la voilà encore
celle-là) à lui imposer toutes ces tâches. Je n'y peux rien, j'ai du mal à demander les choses, à être allongée pendant qu'il se démène. De l'autre côté, mon agacement certain qui se voit et que
je ne peux réprimer met également de l'huile sur le feu. Je ne peux pas m'empêcher de faire remarquer que les cotons ne sont pas les bons, qu'on ne fait pas cuire le poisson de cette façon... Là,
il faut que j'apprenne encore à relativiser et à prendre sur moi. Et que dire de son air "Tu te rends compte je fais les courses, le ménage, je m'occupe de Petite L, je fais les repas...". Que
dire... Difficile pour moi de lui faire comprendre que je ne peux être qu'en empathie profonde avec lui puisque jusque là, toutes ces chouettes tâches, JE les éxécutais à 90% dans
l'indifférence générale. Alors je ne peux m'empêcher de lui faire remarquer d'un "T'as vu, fatigant hein?" qui pour lui semble peser lourd comme un "t'as rien foutu pendant des années, mon
amour...". Du coup je le gonfle. Et du coup il me gonfle.
Bref, il faut retrouver sa place et l'harmonie familale...
- Mine de rien, je me fait du soucis...J'ai peur que le bébé arrive trop tôt, je redoute la néonat, je m'angoisse dès que je sens le moindre truc dans mon ventre qui soit trop bas... Je
sais l'importance de relativiser tout ça et de me concentrer quelques semaines seulement sur ma grossesse, même si le quotidien m'éloigne parfois de ma bonne volonté.
- Enfin, parce que je ne veux pas plomber la lectrice qui vit la même chose, listons les joies de la grossesse allongée: on peut lire des tonnes de bouquins, de blogs, s'inspier via le net pour
décorer la chambre dans quelques temps (accessoirement, on peut aller aussi flipper sur Doctissimo); on peut regarder les Maternelles suivies d'Allô Rufo (après si tu aimes il y a Motus, les
zamours, Tout le monde veut prendre sa place; l'Edition Spéciale...), se faire une belle manucure et une belle épilation des sourcils, écrire, téléphoner longtemps, faire de belles listes de tout
ce qu'on fera après ou fera faire à quelqu'un de bien gentil..Bon, là c'est trop récent pour moi, j'attends vos idées!
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mercredi 19 décembre 2012
Grossesse 1 VS Grossesse 2 (archive 24/02/12)
Ma première grossesse? C'était en 2009, une ôde à la douceur, au coocooning...
- Grossesse 1 : les bains à rallonge...
Grossesse 2 : Je prends le temps de prendre un bain tous les 15 jours (mais le reste du temps, je me douche hein?). Et une fois sur 2, Louise vient me voir, parce que c'est marrant de voir Maman dans le bain. Et dans son infinie bonté, elle me balance plus ou moins délicatement tous ses jouets dans la baignoire. Du coup, voir Oui-Oui barboter lui donne sacrément envie de jouer. Alors elle me rejoint. Et trouve l'eau un poil trop chaude. Du coup mon bain est tiède, limite froid, je suis assise et je joue au lieu de lire mon Elle. Bref, niveau bain, les choses ont changé.
- la crème anti-vergetures appliquée consciensieusement matin ET soir
Je mets de l'huile d'amande douce après ma douche. mais j'ai commencé il y a une semaine (et suis enceinte de 6 mois).
- des séances d'haptonomie chaque soir sans faute...
Là aussi, changement: 1ere séance d'haptonomie avec une sage femme: on évoque notre vie de parents et ne parlons que de Louise. 2ème séance, Louise est dans la pièce et comme dit Timsit dans un Indien dans la Ville (oui je suis pleine de bonnes références) "Il est gentil le petit gitan, mais on a du mal à se concentrer quand il est dans la pièce". Du coup, on n'écoute rien, et à la maison, on ne sait plus comment être des haptonomistes acceptables. Nicolas (le papa de Louise et aussi mon futur mari, et oui) m'a fait bien mal en tentant une bascule du bassin. Du coup, c'est rare l'hapto le soir. De toutes façons on est trop fatigués.
- une pratique régulière de la natation pour rester en forme et s'entretenir
De la natation? ha ha ha...pas le temps, pas envie (il fait froid, au moins, 1ère grossesse a eu lieu l'été, ça aidait).
- pas une goutte d'alcool
Presque pas d'alcool. Juste un peu à Noël. Et au jour de l'an. et pour les 40 ans de Nico. Et aussi l'autre jour au resto parce que je ne sors vraiment pas souvent... Et puis à chaque fois qu'il y a du champagne! (un peu)
- un passage au Carrefour city en bas de chez moi à la moindre fringale à n'importe quelle heure
J'ai déménagé. Je vis dans une maison à la campagne. Bye bye Carrefour City, je mange ce qu'il y a chez moi. Et à heure fixe, pour ne pas tenter Louise.
- le temps de flâner dans les boutiques
Avec Louise qui se barre tout le temps, ne reste pas dans sa poussette, et réclame sans cesse d'aller boire un coup (oui, ma fille aime les bistrots), j'ai renoncé.
- une position allongée quasi permanente, une sieste le matin, une l'apres-midi, et un réveil jamais avant 10h30
Réveil entre 6h15 et 7h30 (les bons jours). Une sieste éclair (bizarrement, à la crèche, la sieste dure 2 heures et à la maison 45 minutes...). No comment. Je sais que vous vivez ça aussi. S'il y a des mamans de touts petits qui arrivent à faire la grasse mat, ne dites rien. De toutes façons, même si elle dormait, ma vessie me tire du lità heure fixe aussi. Bref, je me suis résignée.
- des sorties en amoureux
Après les rendez-vous chez la sage femme pour lesquels Petite L est chez mes parents, on arrive à aller boire un verre pendant une petite heure. Sinon on a fait la fête une fois vraiment beaucoup. Une seule fois car au premier trimestre, j'étais morte, et après cette fête, je n'ai pas réussi à m'en remettre.
- Desperate Housewife, How I met your mother, Grey's anatomy: je connaissais tous leurs prénoms, passais des heures en leur compagnie, toujours en position allongée...
Je suis tombée sur Grey's anatomy l'autre jour, je n'y pane plus rien. Idem pour How I met.. je ne me souviens que du nom de Barney.
- une totale insouciance quant aux nuits sans sommeil à venir, aux joies de la suite de couche, à l'accouchement dont j'ignorai qu'il se passerait sans péridurale
Je flippe, j'angoisse! Je sais que l'accouchement peut faire mal, je sais qu'après on prend des Advil Caps pour pouvoir s'assoir, je sais qu'on a des cachets quand on n'allaite pas et que du coup, on peut repousser l'apéro de 3 semaines (donc quasi 10 mois sans apéro), je sais qu'on est très, très fatiguée..
Mais je sais aussi que ces moments là passent vite, qu'ils sont précieux, uniques, et je pense que j'apprécierai peut être plus encore de porter un si petit bébé, de la regarder dans son transat, de lui donner son bain dans une petite baignoire... Bref, l'angoisse est compensée par l'impatience de revivre toutes ces chouettes émotions, toutes ces premières fois.
J'ai pas mal culpabilisé de vivre cette seconde grossesse autrement, moins disponible pour le bébé. Marie m'a permis de relativiser la chose, avec ses drôlissimes matchs Primi/Multi... Mais sinon, je trouve peu de doc sur la seconde grossesse. Tous les livres s'adressent aux primipares, les sites spécialisés ont au mieux un forum.
Parait que chaque grossesse est différente...
- Grossesse 1 : les bains à rallonge...
Grossesse 2 : Je prends le temps de prendre un bain tous les 15 jours (mais le reste du temps, je me douche hein?). Et une fois sur 2, Louise vient me voir, parce que c'est marrant de voir Maman dans le bain. Et dans son infinie bonté, elle me balance plus ou moins délicatement tous ses jouets dans la baignoire. Du coup, voir Oui-Oui barboter lui donne sacrément envie de jouer. Alors elle me rejoint. Et trouve l'eau un poil trop chaude. Du coup mon bain est tiède, limite froid, je suis assise et je joue au lieu de lire mon Elle. Bref, niveau bain, les choses ont changé.
- la crème anti-vergetures appliquée consciensieusement matin ET soir
Je mets de l'huile d'amande douce après ma douche. mais j'ai commencé il y a une semaine (et suis enceinte de 6 mois).
- des séances d'haptonomie chaque soir sans faute...
Là aussi, changement: 1ere séance d'haptonomie avec une sage femme: on évoque notre vie de parents et ne parlons que de Louise. 2ème séance, Louise est dans la pièce et comme dit Timsit dans un Indien dans la Ville (oui je suis pleine de bonnes références) "Il est gentil le petit gitan, mais on a du mal à se concentrer quand il est dans la pièce". Du coup, on n'écoute rien, et à la maison, on ne sait plus comment être des haptonomistes acceptables. Nicolas (le papa de Louise et aussi mon futur mari, et oui) m'a fait bien mal en tentant une bascule du bassin. Du coup, c'est rare l'hapto le soir. De toutes façons on est trop fatigués.
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| Première Grossesse : j'avais fait des photos. 2ème Grossesse... Je les réutilise! |
De la natation? ha ha ha...pas le temps, pas envie (il fait froid, au moins, 1ère grossesse a eu lieu l'été, ça aidait).
- pas une goutte d'alcool
Presque pas d'alcool. Juste un peu à Noël. Et au jour de l'an. et pour les 40 ans de Nico. Et aussi l'autre jour au resto parce que je ne sors vraiment pas souvent... Et puis à chaque fois qu'il y a du champagne! (un peu)
- un passage au Carrefour city en bas de chez moi à la moindre fringale à n'importe quelle heure
J'ai déménagé. Je vis dans une maison à la campagne. Bye bye Carrefour City, je mange ce qu'il y a chez moi. Et à heure fixe, pour ne pas tenter Louise.
- le temps de flâner dans les boutiques
Avec Louise qui se barre tout le temps, ne reste pas dans sa poussette, et réclame sans cesse d'aller boire un coup (oui, ma fille aime les bistrots), j'ai renoncé.
- une position allongée quasi permanente, une sieste le matin, une l'apres-midi, et un réveil jamais avant 10h30
Réveil entre 6h15 et 7h30 (les bons jours). Une sieste éclair (bizarrement, à la crèche, la sieste dure 2 heures et à la maison 45 minutes...). No comment. Je sais que vous vivez ça aussi. S'il y a des mamans de touts petits qui arrivent à faire la grasse mat, ne dites rien. De toutes façons, même si elle dormait, ma vessie me tire du lità heure fixe aussi. Bref, je me suis résignée.
- des sorties en amoureux
Après les rendez-vous chez la sage femme pour lesquels Petite L est chez mes parents, on arrive à aller boire un verre pendant une petite heure. Sinon on a fait la fête une fois vraiment beaucoup. Une seule fois car au premier trimestre, j'étais morte, et après cette fête, je n'ai pas réussi à m'en remettre.
- Desperate Housewife, How I met your mother, Grey's anatomy: je connaissais tous leurs prénoms, passais des heures en leur compagnie, toujours en position allongée...
Je suis tombée sur Grey's anatomy l'autre jour, je n'y pane plus rien. Idem pour How I met.. je ne me souviens que du nom de Barney.
- une totale insouciance quant aux nuits sans sommeil à venir, aux joies de la suite de couche, à l'accouchement dont j'ignorai qu'il se passerait sans péridurale
Je flippe, j'angoisse! Je sais que l'accouchement peut faire mal, je sais qu'après on prend des Advil Caps pour pouvoir s'assoir, je sais qu'on a des cachets quand on n'allaite pas et que du coup, on peut repousser l'apéro de 3 semaines (donc quasi 10 mois sans apéro), je sais qu'on est très, très fatiguée..
Mais je sais aussi que ces moments là passent vite, qu'ils sont précieux, uniques, et je pense que j'apprécierai peut être plus encore de porter un si petit bébé, de la regarder dans son transat, de lui donner son bain dans une petite baignoire... Bref, l'angoisse est compensée par l'impatience de revivre toutes ces chouettes émotions, toutes ces premières fois.
J'ai pas mal culpabilisé de vivre cette seconde grossesse autrement, moins disponible pour le bébé. Marie m'a permis de relativiser la chose, avec ses drôlissimes matchs Primi/Multi... Mais sinon, je trouve peu de doc sur la seconde grossesse. Tous les livres s'adressent aux primipares, les sites spécialisés ont au mieux un forum.
Parait que chaque grossesse est différente...
Enceinte, quand on se regarde (trop?) le nombril (archive 17.04.12)
Et pas seulement quand on le tartine d'huile anti-vergéture!
Il semble que la grossesse apporte, en plus de son lot de trucs bizarroïde-étrangéo-déagréables au niveau de notre corps et de notre moral, une légère tendance à envahir nos pensées. Et en ce moment, chez moi, c'est à 90%.
Et je n'y peux rien!Evidemment, sur les 10% restant, je hiérarchise mes priorités de concentration : 8% pour ma fille, 1% pour mon homme et 1% pour suivre la nouvelle saison de Koh Lanta.
Pour le reste, mes centres d'intérêt sont liés inexorablement à Elle. Si quelqu'un aborde le sujet, je suis intarissable sur la préparation de sa chambre, les affaires que je lui prépare pour le séjour à la maternité, mon impatience à la voir débarquer dans nos vies.
Et quand on n'aborde pas le sujet, je n'y peux rien mais elle me rappelle à elle. Quand son papa rentre du boulot, et me raconte sa journée (si, si, ça m'intéresse!), je réponds quatre fois sur cinq "Oh tiens, elle a le hoquet".
Devant la télé, toute émission est potentiellement capable de me rappeler mon état (d'ailleurs, il y a un nombre hallucinant d'émission sur les grossesses en ce moment, non?). Et c'est aussi allongée devant la télé que je m'extasie devant les mouvements impressionnants de la petite, ne manquant pas d'en informer son père qui malheureusement les rate trop souvent à mon goût (je trouve en toute objectivité qu'il est long à réagir. Quand je dis "Regarde! La vache comme elle bouge! Viens mettre ta main c'est impressionnant!", il devrait lâcher son grignotage du soir, décrocher instantanément son attention du film..; mais non.). Et au quotidien, tout a un lien avec cette grossesse! En remplissant un chèque, je ne peux m'empêcher de faire le décompte des jours en remplissant la date, les routes que j'emprunte mènent toutes plus ou moins à la maternité...
Devant la télé, toute émission est potentiellement capable de me rappeler mon état (d'ailleurs, il y a un nombre hallucinant d'émission sur les grossesses en ce moment, non?). Et c'est aussi allongée devant la télé que je m'extasie devant les mouvements impressionnants de la petite, ne manquant pas d'en informer son père qui malheureusement les rate trop souvent à mon goût (je trouve en toute objectivité qu'il est long à réagir. Quand je dis "Regarde! La vache comme elle bouge! Viens mettre ta main c'est impressionnant!", il devrait lâcher son grignotage du soir, décrocher instantanément son attention du film..; mais non.). Et au quotidien, tout a un lien avec cette grossesse! En remplissant un chèque, je ne peux m'empêcher de faire le décompte des jours en remplissant la date, les routes que j'emprunte mènent toutes plus ou moins à la maternité...
Et la nuit, évidemment, c'est pire. Ma dernière pensée avant que je ne m'endorme, ma première au lever du jour. Et chaque réveil pipi (il y en a 7 par nuit...pauvre de moi) est animé dans mon demi-sommeil par mes peurs de l'accouchement, mes rêves de bébé, et à chaque fois que je me lève je me dis "C'"est bon, elle est encore dans ton ventre, tu n'as pas accouché". Et je n'y peux rien.
En clair, enceintes, ne perdons nous pas quelques neurones et quelques qualités d'altruisme et d'attention qui font de nous de grosses dodues un peu égoïstes?
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