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lundi 22 avril 2013

Je ne suis pas parisienne... ça me gêne ça me gêne

 
3 days in Paris.
 
Et à chaque fois je ne m'en remets pas.
 
Là-bas on ne peut être qu'inspiré, emporté. Rencontrer toutes sortes de gens, et même en dénicher qui nous ressemble. Voir de la poésie partout.
 
Là-bas, il me semble que les possibles existent, qu'on peut se ré-inventer ou se trouver.
Il y a pour moi une sorte de vérité, comme si cette vie là m'appelait.
 
Et puis je pense que chez moi tout est convenu, que tous les gens se ressemblent, que les supers boulots ne courent vraiment pas les rues.
☆
Et puis quand je rentre j'ai l'impression de vivre dans le luxe.
 Celui de ma maison spacieuse et douillette.
 
Je vois du vert partout et me dis qu'ici il y aurait de la place pour tous ces parisiens qui aiment tant les pelouses.
 
Je me dis qu'internet existe et me permet de voir beaucoup de belles choses.
 
Que je suis à l'abri de la consommation à outrance (il suffit de marcher 5 minutes à Paris pour avoir 1000 envies. Chez moi, il y juste une pub pour Jardiland sur le bar du village).
 
Que je ne mesure pas les extrêmes de ce pays, entre les très riches qui n'ont aucune idée de notre vie et les très pauvres qui en rêvent. Chez nous on se sent plus égaux.
☆
Mais je regretterai toujours de ne pas avoir tenté cette vie, et maintenant il me semble impossible de réussir ce pari.
 Les petons de nos filles sont bien dans la pelouse,  nous n'aurions pas les moyens de vivre à la capitale.
Je ne sais pas si nous arriverions à suivre le mouvement permanent.

Et  j'écrirai certainement le même billet si les choses étaient inversées.
Parce que l'herbe est toujours plus verte..........
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vendredi 8 mars 2013

WOMAN


8 mars 2013.

J'essaie d'être digne de l'héritage laissé par nombre de combats.

Je travaille. Je choisis d'avoir des enfants ou pas. Je peux assumer ma féminité, être coquette et prendre soin de moi. Je suis gourmande. Je me plains qu'il est difficile de tout réussir à la fois. Je peux me cultiver. Je rencontre des tas de personnes. Je peux boire, fumer, m'habiller léger... ou pas. Je mets mon bulletin dans l'urne, et je débats pendant l'apéro. Je ne suis pas seule à gérer mon foyer. Je suis libre.

J'essuie les remarques sexistes des collègues, des mères de famille, de la caissière... J'entends à quel point les stéréotypes ont la vie dure.

Je pense aux femmes qui ont moins de chance que moi.

Il y a quelques heures, lors d'une réunion de travail, ma collaboratrice a affirmé ne pas comprendre l'intérêt de la Journée de la Femme.

Il s'agit de nous, de nos filles.
L'égalité n'est pas encore là et ce qui est acquis est fragile. Les chiffres effarants, les constats et l'actualité nous rappellent que nous sommes sur le chemin, et toujours pas arrivés.


Restons vigilants. Soyons Libres et Audacieux!
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mardi 5 mars 2013

Maîtresse de Maison


Cela fait 2 ans que j'ai réalisé mon rêve: vivre à la campagne, dans une maison avec jardin.

Pour les enfants, c'est idéal : finie l'attente au parc pour s'envoler en balançoire ou dévaler le toboggan...Le jardin est à nous. Le village n'est pas très fréquenté, les voitures se font rares. Dans la maison, on peut être bruyants, taper des pieds, crier très fort, jouer de la musique...

Et pour nous aussi, la vie a changé. Monter les immenses sacs de courses dans les étages n'est plus un souci (d'ailleurs, au début, j'ai abusé des formats familiaux et autres promos!). Garer la voiture dans le garage est un plaisir... Elle était avant à 1 km, sur le seul parking gratuit des alentours. Etre bruyant aussi. Profiter des barbecues, cueillir les tomates...

Mais c'est grand. Et je suis aujourd'hui perplexe... Difficile pour moi de concilier boulot / enfant -bébé / et maison rangée et propre (et jardin bientôt...!!!).
J'ai vraiment l'impression que la logistique va me bouffer. Il faut que j'arrive à lâcher prise, à accepter le bazar. Oui mais ce n'est pas si facile. J'aime avoir de l'espace. J'aime trouver ce que je cherche rapidement. J'aime le propre...
Et quand on combine ça avec le complexe lié à la blogosphère qui nous montre des intérieurs splendides/ tendance/ rangés / peuplés d'enfants bien habillées... on se met la pression (pour rien).

Aujourd'hui, je souhaite arriver à relativiser, à accepter qu'avec 2 enfants en bas âge et un boulot, on ne PEUT pas. Ou si, mais en passant à côté de moments bien plus intéressants.

La seule solution que je peux conseiller aujourd'hui, c'est de faire les choses quand on en a envie. Non pas de rentabiliser le temps. Mais de se laisser porter par l'instant.
Et aussi prendre une femme de ménage. Reste à pouvoir se l'offrir. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas pour nous, mais dès que possible, il me semble que c'est un bon investissement.

Comment ça se passe chez vous?
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vendredi 8 février 2013

L'ambivalence des désirs d'une jeune maman (archive avril 2012)



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Un simple passage en ville après mon hibernation a fait ressurgir en moi une envie viscérale de vivre à nouveau comme il y 3 ans, avant de connaître le gouffre sans fin des responsabilités parentales.
Juste aller où bon me semble, quand bon me semble. Attaquer l'apéro dans une légèreté que JAMAIS je ne retrouverai. C'est à dire en s'installant en terrasse ou en rejoignant le comptoir, en ne regardant pas l'heure, en suivant les âmes joyeuses rencontrées au hasard pour poursuivre la soirée, pendant une heure ou jusq'au petit matin, selon l'inspiration. Griller des clopes en arpentant la ville, portable à l'oreille, avec pour seul souci d'être à l'heure au ciné. Appartenir à nouveau à une ville, marcher à son rythme. Etre présente dans les festivals, et pas seulement pendant une heure l'après-midi. Les vivre à 3000%. Arrêter de vivre tant que l'art et la musique et les lieux de convivialité tels que les buvettes transforment un lieu, faire corps avec l'ambiance si particulière que les artistes et la foule savent installer.
Retrouver le courage et l'inconscience de moi aussi retrouver la scène. Composer, écrire, chanter, rencontrer et partager en y croyant un peu.
Traîner... Se cultiver... Se coucher tard...Se lever tard... Faire des rencontres...
Et poutant, aujourd'hui, je sais que ces bons moments là ne me comblaient pas autant. J'aime retrouver ces atmosphères, mais une fois la soirée passée, être chez moi avec ma fille et mon homme est la la plus grande des satisfactions. Je vis à la campagne, c'est calme. Et c'est bien le calme, ma fille pofite de l'espace, et moi, j'ai réalisé mon rêve stéréotypé maison rien qu'à moi/jardin où on fait pousser des trucs/ voiture garée devant et plein à l'hyper une fois par semaine facile à décharger... Et j'en suis heureuse.
Mais il est nécessaire de retourner à ce qu'on était avant, de ne pas s'oublier. Petite L est arrivée peu de temps après la fin de mes études. L'indépendance donc, s'est avérée de courte durée. Même si j'ai "vécu ma jeunesse", j'ai parfois une sorte de crainte qu'un démon m'appelle quand mes filles auront moins besoin de moi et que la musique, la fête, ou des lubies de quarantenaire "mal réalisée" me rattraperont.
Comme souvent, la grossesse doit jouer son rôle en ce moment pour me faire baver d'envie devant les interdits. Nul doute que la première sortie festive sans enfant remettra les pendules à l'heure. Je connais mes valeurs.
Mais même si être maman me passionne, au point d'en faire un blog d'ailleurs, parfois la nostalgie est immensément forte. Dans ces cas là, une piqûre de rappel sous la forme d'une sortie bien dosée, ou d'une répet' comme avant, sait apaiser le feu qui brûle bien sous ma tenue de maman quinefumeplusquilitbeaucoupquicuisinefraisquivaàlabibliothèquequiestorganiséeetprévoyantequisecouchetôtetselèvetôt...
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Un bon gynéco pendant la grossesse... un mythe? (archive avril 2012)

Il y a quelques jours, mon rendez-vous chez le gynéco pour ma dernière échographie a déclenché une belle crise lacrymale (le bébé va bien (ce n'est donc pas pour ça que je pleure)).
"Ben qu'est-ce qu'elle nous fait?" a demandé le gynéco à mon conjoint. Vous noterez le côté "Je ne vous parle pas directement Madame, mais à votre mari".
Et bien voilà, Docteur: je pleure certes parce que j'ai des hormones à la noix, mais je pleure de colère parce que ça fait 2 grossesses que je pense ne pas vivre de manière optimale suite au suivi médical que vous me proposez.
Aujourd'hui, comme à chaque rendez-vous, je suis venue avec mes questions, mes craintes, ma pudeur, mon ressenti. Concernant mes questions, vous ne prenez pas le temps de me répondre ou de m'expliquer ce qui se passe exactement dans mon corps. Je sais ainsi que vous m'avez mise au repos suite à un col ouvert et à un bébé qui se présente, mais je le sais parce que ma sage-femme a eu ces infos, et a confirmé le diagnostic lors d'une consultation d'urgence où vous ne pouviez pas me recevoir.
Depuis le 4ème mois, je me plains de douleurs et m'interroge sur ma vie intime, vous me dites qu'il suffit de s'abstenir pendant quelques mois. J'apprends ensuite par le médecin que j'avais une infection, qui une fois traitée, m'a permis de vivre à nouveaux quelques instants de tendresse.
Je vous confie que j'ai parfois des contractions qui m'inquiètent, que je me suis pourtant mise au repos mais que ce n'est pas toujours évident avec une petite fille de 2 ans. Vous me répondez que si je ne suis pas capable de me reposer chez moi, je n'ai qu'à retourner bosser; et que si j'avais 4 enfants, je me débrouillerai.
Mais ce que j'attends c'est d'être rassurée, de comprendre concrètement ce que je peux faire pour que les semaines à venir gardent au chaud mon bébé, parce que depuis que je dois être allongée j'ai un peu la trouille. J'en ai aussi un peu marre que vous me laissiez les fesses à l'air sur votre "divan gynécologique" pendant 5 bonnes minutes alors que vous finiolez vos papiers, avec en plus mon homme à vos côtés.
Et à chaque consultation, c'est pareil: il faut vous rappeler mon parcours, vous ne connaissez pas mon dossier. Je ne demande pas que vous l'appreniez par coeur, mais prenez des notes bon sang, et consultez les! Je ne mets pas en cause vos compétences et vos connaissances, mais réfléchissez à la relation de soin, parce que si pour vous c'est le quotidien, pour nous ce sont des rendez-vous rares dans une vie. Et je ne fais pas partie de ces femmes qui ont une pleine confiance en ce qu'elles ressentent, alors aidez-moi à bien vivre ces 9 mois, qui sont quand même longs.

Voilà pour mon dernier rendez-vous. C'est peut-être un peu brouillon, un peu bête, mais je note là ces points concrets parce que je m'en souviens bien.
Plus généralement, je dresse pour mes deux grossesses le même bilan. Pour Petite L, j'étais suivie à l'hôpital, ce qui m'a value une prise en charge par plusieurs gynécologues différents. Pour le suivi, c'est bof-bof. Ceci dit, cela peut être un point positif quand l'un des médecins est du même gabarit que mon gynéco actuel (macho et pas à l'écoute), on se dit qu'aux prochain rendez-vous on verra le ou la gentil(le), celle qui nous demande comment on se sent et qui apporte des solutions aux troubles "secondaires".
L'attitude des gynécologues croisés m'a marquée, et ce même lors de l'accouchement, quand le chef de la maternité est venue me recoudre dans une indifférence totale... Bref, je n'ai rencontré que des toubibs "Dieu tout Puissant", plus inspirés par la technicité que par la personne qu'ils soignent.
Je vis dans une ville en pénurie de gynécologues. On n'a donc pas vraiment le choix. J'avais donc prévu pour ma seconde grossesse d'être accompagnée par ma sage-femme, mais des petites complications m'ont mené rapidement dans le cabinet du gynécologue.
Heureusement, mes séances d'haptonomie avec elle me permettent d'aborder tout ce qui me questionne dans cette grossesse. J'ai aussi profité de l'entretien du 4ème mois avec cette professionnelle. J'aborderai dans un autre article l'intérêt de cet entretien et le professionnalisme des sages-femmes que j'ai pu rencontrer au cours de mes deux grossesses.
Concernant mon expérience avec la gynécologie obstétrique, j'ose espérer qu'elle est isolée et peu représentative. Cependant elle touche à un moment important de ma vie de femme et je trouve nécessaire de souligner les maladresses et matraitances de ce milieu. J'avais lu il y quelques années le livre "Le Choeur des Femmes"(Martin Wincler, P.O.L ), que je conseille vivement parce qu'il nous ouvre un peu les yeux sur cette spécialité médicale, sur les erreurs et le manque de prise en compte des patientes.
Et vous, comment avez-vous vécu ou vivez vous votre relation avec les médecins lors de votre grossesse? Avez-vous confiance, osez vous dire les choses, avez-vous des réponses?
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